Nous avons lu ... l'article de Joëlle Kuntz "Wir sprechen Deutsch"

dans Le Temps du samedi 11 avril 2015 sur l'histoire de l'enseignement de l'allemand en Suisse romande, qu'elle tire de sa lecture de la thèse de Blaise Extermann sur le sujet.


Un article où l'on apprend / se souvient qu'avant de devenir la deuxième langue enseignée aux petits Suisses romands comme c'est le cas aujourd'hui, dans l'esprit de nos prédécesseurs l'allemand n'était qu'une langue vivante, moderne, autrement dit une langue peu apte à former l'esprit et le caractère comme l'étaient à leurs yeux les langues anciennes.

Une époque, donc, où l'on ne doutait pas de la place de l'enseignement du latin et du grec.

Grâce à ses défenseurs, "l'allemand va [néanmoins] s’installer dans le système scolaire romand non pas malgré sa difficulté mais parce qu’il est difficile: il peut sans honte rivaliser avec le grec ancien" nous rapporte Joëlle Kuntz.  Tout s'explique, serait-on tenté de penser… Vraiment? Pour en savoir plus, on peut se plonger dans la thèse de Blaise Extermann.

 

Anne Bourgoz Froidevaux

Journaliste scientifique 

 

Lire l'article: Kuntz, J. (2015). Wir sprechen Deutsch. In Le Temps, 11 avril

Lire le livre : Extermann, B. (2013). Une langue étrangère et nationale. Histoire de l'enseignement de l'allemand en Suisse romade (1790-1940). Neuchâtel: Ed. Alphil-Presses universitaires suisses

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