Les apports et limites de la recherche en sciences du langage: les enjeux langagiers liés aux réfugiés

5-6 décembre 2016, Colloque pour doctorants, Institut de plurilinguisme, Fribourg

Alors que l’Europe est confrontée à un afflux de réfugiés sur ses territoires, la question de leur intégration langagière prend une place importante dans l’espace public, résultant en des initiatives collectives et individuelles, des actions sur le terrain (comme par exemple la mise en place de cours de langues par des groupes de bénévoles, l’usage de traducteurs dans différents espaces sociaux, etc.) ou encore en la création d’organismes publics ou privés destinés à leur prise en charge. La thématique des réfugiés est également l’objet de débats politiques où les enjeux langagiers émergent de façon récurrente. Dans ces conditions socio-politiques, les chercheurs travaillant dans les domaines de la linguistique appliquée et de la didactique des langues, de la linguistique de l’acquisition et de la psycholinguistique ou encore de la sociolinguistique et de la politique des langues, sont confrontés à une série de questionnements portant sur les apports, les limites et les critiques de leur recherche. C’est pourquoi, nous souhaitons organiser un colloque de deux jours, destiné avant tout aux chercheurs en sciences du langage et orienté autour des questions suivantes : 

  • Quels savoirs permettent d’éclairer quels enjeux langagiers concernant les réfugiés ? Quels savoirs devraient être développés et à quelles fins ?

  • Quelles relations les chercheurs et les acteurs concernés (réfugiés, encadrants, politiques) entretiennent-ils ? Comment les attentes réciproques sont-elles négociées, comment se gèrent des intérêts potentiellement divergents?

  • Quelles actions concrètes peuvent découler de recherches sur les obstacles langagiers rencontrés par les réfugiés ? Sous quelles conditions et avec quelles limites ?

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