Equivalence

Aspect concernant la fidélité d'un dispositif d'évaluation ou de mesure désignant l'aptitude de ce dispositif à fournir des résultats qui ne dépendent pas (ou seulement de manière négligeable) du répertoire particulier d'items (de situations) à l'aide desquels il a été élaboré. La prise d'information(s) concernant un même objet (la maîtrise d'une même notion par exemple) peut en effet être envisagée la plupart du temps en utilisant un grand nombre de situations ou d'items différents, jugés a priori comme étant tous équivalents. De ce point de vue, on souhaite en général que les résultats obtenus ne varient pas (trop) d'un échantillon d'items ou de situations à l'autre. Dans le cadre de la psychométrie classique, la notion d'équivalence concerne non pas les résultats individuels en tant que tels (leur valeur absolue), mais plutôt les positions relatives que les individus occupent au sein de deux (ou de plusieurs) distributions.
Pour évaluer cette caractéristique du dispositif, on élabore deux versions (formes) dites parallèles de l'instrument, qui sont administrées à un même groupe d'individus. On calcule ensuite le coefficient r de Bravais-Prearson entre les deux séries de résultats obtenus. L'équivalence du dispositif est jugée satisfaisante si la valeur de ce coefficient est au moins égale à 0.80.
Une variante de cette démarche consiste à répartir aléatoirement les items qui composent un instrument unique en deux sous-ensembles, et à calculer le coefficient r à partir des résultats fournis par ces deux sous-ensembles (méthode de bissection ou split-half).

 

 

 

 

 

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