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a) Le paramètre de difficulté |
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Quel que soit le modèle utilisé
pour définir la courbe caractéristique d’un item (à un, deux ou trois
paramètres), le paramètre dit de difficulté est toujours présent. Dans le
cadre de la théorie des réponses aux items, il est défini par convention
comme la valeur de thêta qui correspond à une probabilité de réussite
exactement égale à 0.5. C'est précisément cette valeur de thêta qu'on appelle
paramètre de difficulté de l’item (dj). |
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Dans l'exemple illustré par le
schéma ci-contre, les paramètres de difficulté des items représentés par les trois
courbes sont respectivement, de gauche à droite: -1
(valeur lue sur l'axe horizontal pour une probabilité de réussite égale à
0.5), 0 et +1.5. L'item décrit par la première
courbe est donc plutôt facile, celui qui est décrit par la deuxième est de
difficulté "moyenne" tandis que le dernier est le plus difficile.
(On remarquera en passant que la mesure du trait latent chez les sujets et la
difficulté des items sont exprimées sur la même échelle, allant de –3 et +3). |
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Signalons enfin qu'en vertu des propriétés de la distribution normale centrée et réduite, la valeur du
paramètre de difficulté permet (dans certains cas tout, au moins),* de définir
la proportion d'individus dont la probabilité de réussite est au moins égale
à 0.5. Ainsi, pour une valeur du paramètre égale à -1, cette
proportion est de 84 %; pour une valeur égale à +1.5 la proportion est de 7
%, etc. L'item sera jugé d'autant plus
facile que la valeur du paramètre est proche de -3 et d'autant
plus difficile que cette valeur est proche de +3. |
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On retiendra que, lorsque la constante D apparaissant dans
l’équation de la fonction caractéristique est égale à 1.7 (voir "Modèles
à un, deux ou trois paramètres", page 6), la courbe caractéristique de
l’item est très proche de l’ogive normale (intégrale de la courbe normale). |
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b) Le paramètre de discrimination |
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Une deuxième caractéristique
importante de l’item est son pouvoir discriminatif, c'est-à-dire son aptitude
à différencier les individus (distinguer ceux qui réussissent l’item de ceux
qui y échouent) en fonction du degré auquel ils possèdent le trait latent. En
théorie des réponses aux items, cette propriété est exprimée par la pente
maximale de la courbe caractéristique. Le paramètre de discrimination aj décrit
donc l'inclinaison plus ou moins marquée de la tangente géométrique passant
par le point d'inflexion de la courbe: on montre en effet que la pente est maximale en ce point. Elle varie théori |
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(angle = 0°) et ¥ (angle
= 90°) et elle est égale à 1 pour un angle de 45°. La pente peut donc être plus ou
moins inclinée: plus la pente est abrupte, plus l'item est discriminatif et
inversement *. L'exemple présenté ici montre
les courbes caractéristiques de trois items de difficulté "moyenne"
(paramètre de difficulté égal
à zéro), mais qui diffèrent quant à leur pouvoir de discrimination. Les paramètres
de discrimination sont en effet de 0.5 pour la courbe ayant la pente la plus
faible, de 1 (cas intermédiaire) et de 2 pour la courbe dont la pente est la
plus accentuée. |
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*) |
De manière plus formelle, mais également plus rigoureuse,
on dira que le paramètre de discrimination est la tangente trigonométrique de
l'angle que la tangente géométrique au point d'inflexion forme avec l'axe
horizontal. On comprend dès lors pourquoi sa marge de variation théorique est
comprise entre 0 et ¥. |
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c) Le paramètre de pseudo-chance |
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De nombreuses démarches d'évaluation
ou de mesure sont effectuées en utilisant des items à choix multiples, où le sujet est invité à choisir la réponse
jugée correcte parmi deux ou plusieurs options soumises à son appréciation.
Dans de telles situations, on conçoit aisément que des facteurs aléatoires peuvent influencer la
performance. En effet, même s'il ne possède aucune compétence dans le domaine
faisant l'objet de l'évaluation, l'individu a une probabilité non nulle de
répondre correctement en choisissant au hasard l'une des options proposées. |
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Dans le jargon propre à la théorie des réponses aux items, le
terme de pseudo-chance désigne ce phénomène. Il se manifeste par le fait que
l'asymptote inférieure de la courbe
caractéristique est sensiblement supérieure à zéro (voir schéma). En considérant l'écart sur l'axe vertical entre le point zéro et l'extrémité inférieure de la courbe, il est alors possible de définir un paramètre dit précisément de pseudo-chance (gj). Ce paramètre (dont la marge de variation théorique est comprise entre 0 et 1) peut s'interpréter comme la probabilité de réussir l'item j pour un individu d'habileté q aussi faible que l'on puisse imaginer. |
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