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Quelques caractéristiques de la méthode et conditions d'application
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a) La propriété d'invariance
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La propriété dite d'invariance est probablement la caractéristique principale de la théorie des réponses aux items: pour certains auteurs, et dans certains cas tout au moins, c'est elle qui confère à cette méthode une certaine forme de supériorité par rapport à d'autres théories de la mesure (théorie classique et théorie de la généralisabilité). Cette propriété postule que:
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les estimations relatives aux items (paramètres de difficulté, de discrimination et de pseudo-chance) sont indépendantes de l'échantillon particulier d'individus à partir desquels elles sont effectuées;
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les estimations relatives aux individus (leur niveau de compétence, d'habileté ou d'"endossement": scores q ) sont indépendantes de l'échantillon d'items utilisé dans le cadre d'une étude particulière.
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L'importance, théorique et pratique, de cette propriété est considérable. Il importe toutefois de préciser que l'invariance des estimations est toujours relative, car l'ancrage des échelles est arbitraire. De ce fait, les valeurs des paramètres ne sont définies qu'à une transformation affine près. On peut réduire l'influence du phénomène en introduisant dans l'analyse des items déjà "calibrés" lors d'études antérieures. Mais ces dernières avaient, elles aussi, choisi un "point zéro" de façon arbitraire.
On retiendra enfin que, sur le plan technique, l'invariance des estimations n'est assurée que si certaines conditions relativement contraignantes sont satisfaites: en particulier, il faut que l'ajustement des données au modèle soit satisfaisant pour la population dans son ensemble ainsi que pour différents sous-groupes provenant de cette population (garçons et filles, etc.). Plusieurs démarches permettent de vérifier la qualité de l'ajustement des données au modèle, dont certaines sont de nature essentiellement graphique, tandis que d'autres reposent sur des tests analogues à ceux que l'on applique couramment dans le domaine de l'inférence statistique.
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b) L'unidimensionnalité
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Comme cela est souvent le cas dans la construction de dispositifs d'évaluation ou de mesure, la théorie des réponses aux items postule l'unidimensionnalité de l'instrument (test ou échelle) auquel elle est appliquée. Concrètement cela suppose que tous les éléments qui le composent (tous les items, toutes les questions) contribuent à appréhender chez les individus une seule et même caractéristique (ou dimension) "sous-jacente": un même type de compétence, l'attitude manifestée à l'égard d'un même objet, l'intérêt pour telle forme d'activité, etc. Toutefois, dans la pratique courante de la mesure, il est rare que l'on soit en présence d'une dimension réellement unique. Ainsi, selon une définition plus large, on parlera d'unidimensionnalité lorsqu'il existe une dimension clairement dominante (un facteur "général" dans le langage de l'analyse factorielle) par rapport à d'autres dimensions qui peuvent également intervenir et exercer une certaine influence (supposée de nature aléatoire la plupart du temps) sur les résultats individuels.
Il existe différentes approches qui permettent d'évaluer cette caractéristique de l'instrument, parmi lesquelles on peut citer le coefficient alpha de Cronbach, le modèle de la généralisabilité ou l'analyse factorielle.
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c) L'indépendance locale
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En théorie des réponses aux items, la validité des estimations relatives aux caractéristiques des individus (leur niveau de compétence, d'habileté ou d'"endossement": paramètres des individus) suppose que la condition dite d'indépendance locale soit satisfaite. Cette condition postule que la performance (réussite ou échec) à chaque item n'est pas influencée par la performance relative aux autres items qui figurent dans le même instrument (d'où précisément la notion d'indépendance). Techniquement cela signifie que, pour un niveau de compétence donné (c'est-à-dire pour une certaine valeur de thêta), la corrélation entre les résultats des individus à deux items quelconques doit être nulle ou, tout au moins, proche de zéro. La notion d'indépendance locale entretient certaines relations avec celle d'unidimen-sionnalité. On peut d'ailleurs montrer que lorsque la condition d'unidimensionnalité est satisfaite, celle d'indépendance locale l'est également. |