
Principes d'organisation de recherches interinstitutionnelles |
||
| En
date du 27 mai 1999, la CIIP arrêtait diverses dispositions relatives
aux priorités et à l'organisation de la recherche. Parmi celles-ci,
l'article 3 selon lequel les institutions de recherche sont invitées
à mettre en synergie leurs ressources et leurs compétences
en s'inspirant du modèle en cours dans le cadre de la recherche internationale
PISA. |
||
| Le
modèle dont il est question est celui du Consortium de recherche.
Le Conseil
de la recherche en éducation en arrête ici les principes fondateurs. |
||
| Définition
Un Consortium
est constitué d'organismes de recherche et d'institutions participant
à la recherche dans le but de coordonner, d'animer et de réaliser
au niveau de la Suisse romande un projet de recherche commun. Le Consortium
cherche à promouvoir à terme un réseau de compétences
en mettant en synergie les potentiels existants et à susciter une
dynamique de coopération et d'enrichissement mutuel. |
||
| Contenu-type d'un contrat de consortium (CC) Le contrat de Consortium doit comprendre les éléments suivants : | ||
|
1. Définitions |
||
| 1.1 Le mandataire du projet |
|
|
|
2. Projet et
durée |
||
|
2.1 Une brève description de la recherche et sa mise en contexte |
Le cas échéant,
il précise les relations des travaux du Consortium avec d'autres
projets ou son insertion dans un programme de recherche plus vaste (OCDE,
Union européenne, Fonds national ...). |
|
|
2.2 La durée du contrat et les modalités de son éventuel renouvellement ou modification |
|
|
| 3.
Partenaires |
||
|
3.1 Le nom de l'institution-leader et du coordinateur scientifique du projet. |
L'une des institutions assure le leadership scientifique et la coordination des travaux de tous les partenaires du projet en s'appuyant sur l'IRDP qui assure la gestion financière du projet et la liaison entre le Consortium et les autorités scolaires des cantons. |
|
|
3.2 La liste des institutions-partenaires du projet et leur degré d'engagement dans le projet |
En fonction de leurs intérêts et de leurs compétences, les Institutions ou organes de recherche (centres de recherche, équipes universitaires, HEP, instituts privés) s'engagent formellement dans le projet et délimitent pour une durée déterminée (éventuellement renouvelable) le taux de leur engagement. |
|
|
4.
Responsabilités de chaque partie |
||
|
4.1 L'inventaire des tâches à mener en commun et leur répartition |
Le CC présente le catalogue des prestations à fournir par les partenaires et un échéancier, dès la phase de conceptualisation jusqu'à celle de valorisation. |
|
|
5.
Modalités financières |
||
|
5.1. Les modalités de financement: fonds propres et partage des financements extérieurs |
Les ressources du Consortium proviennent des ressources mêmes des institutions-partenaires (sous forme de collaborateurs mis à disposition par exemple ou de fonds propres) et de fonds extérieurs (Programmes du FNS, de l'Union européenne, de la CORECHED, de la CDIP, de fonds privés, de crédits extraordinaires de recherche ou autres ...). Les fonds propres
comme la redistribution des subventions de recherche sont répartis
entres les partenaires en fonction de leur taux d'engagement dans le projet
(voir sous 2). |
|
|
6.
Gestion des données |
||
|
6.1. Mise à disposition des données et protection des données |
Durant toute la durée du projet, les partenaires disposent du droit d'utilisation des données à la condition de mentionner leurs sources et sont tenus aux règles de confidentialité et de protection des données. Cette disposition doit être également examinée avec les partenaires du projet non-concernés par le Consortium (dans les recherches internationales par exemple). Au terme de la recherche,
les données sont en principe livrées au SIDOS et se trouvent
ainsi à la disposition de la communauté scientifique. |
|
|
7.
Publication des résultats
|
Les
publications du Consortium mentionnent explicitement la liste des partenaires
associés. Les droits d'auteurs
(s'il y en a) reviennent au Consortium et, par lui, aux instances qui
l'ont financé. Le choix de l'éditeur revient également
au Consortium. |
|
|
8. Contrôle
de la qualité |
||
| 8.1. L'autorité de surveillance scientifique |
En l'absence d'une autorité scientifique propre à l'organisation mandataire (groupe d'experts du FNS par exemple), un comité scientifique est désigné, d'un commun accord, par le Consortium, et chargé de veiller à la qualité du travail scientifique du Consortium. |
|
|
8.2. L'autorité de surveillance administrative |
|
|
| 9.
Gestion des conflits |
||
|
9.1. |
|
|
| 9.2. Instance d'arbitrage |
Une instance d'arbitrage, interne au Consortium, doit également être nommée. |
|
| 9.3. Autorité(s) de recours |
En cas d'échec de la procédure d'arbitrage, l'autorité de surveillance administrative peut faire office d'autorité de recours. |
|
Adopté le
31 janvier 2000 après consultation écrite
des membres du Conseil de la recherche en éducation