Hommage à l'innovateur inconnu: un siècle de technologies et de médias à l'école

Luc-Olivier Pochon, IRDP

Dans la batterie des moyens audio-visuels, le magnétophone occupe une place à part, une place privilégiée. Son apparition sur le marché éducatif a marqué le début d'une nouvelle ère d'emploi des moyens audio-visuels car il a obligé à repenser toute une pédagogie en fonction de l'outil qui lui était offert. (R. Lefranc, 1970) (1)

L'Internet apparaît quelquefois comme le fer de lance de l'innovation pédagogique; mais va-t-il modifier les pratiques autant que le magnétophone avant lui ? Question naïvement provocatrice. La situation n'est certainement pas aussi simple ainsi que le montre un siècle de "techniques" à l'école dont les moments marquants sont brièvement exposés ici.

Techniques éducatives, audio-visuel et technologies

Les travaux du "Groupe romand pour l'étude des techniques d'instruction" (GRETI) qui a œuvré une quinzaine d'années dès le milieu des années 60, mettent en lumière de nombreuses acceptions du concept de "technique éducative". Ce sont tout d'abord les techniques d'instruction, qui deviendront les "méthodes" d'apprentissage comme celles de lecture. Ce sont aussi des "courants" plus généraux comme la pédagogie institutionnelle ou les problèmes d'évaluation. Les médias classiques, tel que le cinéma, figuraient également parmi les préoccupations du groupe, en tant que moyen d'enseignement, mais aussi du point de vue de l'éducation au média dont le GRAVE (Groupe romand pour l'audiovisuel à l'école) a ultérieurement affiné à la fois les objectifs et les méthodes. Finalement, le thème des "machines à enseigner" était abordé avec l'enseignement programmé et la "cybernopédie".

En 1968, le GRETI crée une nouvelle commission: celle de "pédagogie cybernétique" dont Samuel Roller, fondateur du GRETI, précisait qu'elle "a la tâche d'étudier l'évolution de cette sorte de symbiose qui est en train de s'accomplir entre la pédagogique et l'électronique. L'ordinateur étend son empire dans tous les secteurs de l'activité humaine. Celui de l'éducation ne saurait lui échapper. Mais encore faut-il que les éducateurs soient présents et interviennent de manière pertinente au moment où leurs fonctions sont en train de subir une mutation". (2)

Un des aspects dont le GRETI ne semble s'être guère soucié concerne la technologie au sens propre, c'est-à-dire, l'étude des techniques, le fonctionnement et l'évolution des machines. Ainsi, peut-on utiliser le cinéma comme Jean-Louis Nicolet en 1940 pour des animations mathématiques (usage didactique), procéder à son histoire, faire la critique de films, "tourner" un court métrage, analyser l'image et le message transmis (éducation aux médias), mais aussi en profiter pour étudier la loi des lentilles (aspect technologique). Ce dernier point ne semble jamais avoir fait partie de façon explicite des objectifs de l'école. (3)

Quelques points de repère

A l'aube du siècle

Une des premières manifestations de technologie éducative du siècle passé a trait à la lanterne magique. L'Educateur du 16 novembre 1901 présente le matériel (appareil, toile, clichés et accessoires) mis à disposition pour l'enseignement de la géographie et de l'histoire par le moyen de projections lumineuses. En 1904, un service est organisé au Musée pédagogique de Lausanne qui met à disposition tout le matériel de projection pour l'enseignement "intuitif" (enseignement religieux, leçons de choses et de sciences naturelles, enseignement agricole, histoire et géographie).

Une enquête citée en 1914 par M. Thiébaud indique que la pénétration de ce nouveau moyen d'enseignement n'est pas aussi rapide qu'on aurait pu le penser (5% des classes semblent l'utiliser) en dépit de l'attrait que cela peut représenter, pour l'auteur de l'enquête, dans une situation où il est difficile de montrer des images souvent petites à des classes surchargées. M. Thiébaud attribue la rareté de cet emploi au fait que c'est encore une nouveauté qui n'a pas pu s'introduire partout et, chose importante, que cette nouveauté est coûteuse (4).

Après cette entrée en matière, les technologies vont s'enchaîner; voici certaines d'entre elles.

Le média du siècle: le cinéma

La première séance cinématographique scolaire en Suisse romande est organisée par la Société pédagogique à La Chaux-de-Fonds au mois de décembre 1913 (5). Dès cette époque, on possède plusieurs études et comptes rendus à propos des problèmes posés par le cinéma à l'école.

L'article de L. Henchoz, inspecteur scolaire, publié en 1922 dans l'Annuaire de l'Instruction publique en Suisse (6), est représentatif à cet égard. Il est intéressant à plus d'un titre. On y trouve des considérations socio-économiques qui sonnent résolument modernes: par exemple l'évocation de la course à l'argent qui caractérise la plupart des grandes entreprises cinématographiques. Par ailleurs, des aspects liés à l'influence sociale sont aussi traités.

Aspects négatifs: problème des films "qui familiarisent l'esprit de notre jeunesse avec des idées immorales". Ce "constat" est assorti de conseils de bon usage repris d'une documentation fournie (en 1902) par les "Annales de la Société suisse d'Hygiène scolaire" pour la "lutte" contre le cinéma. L'auteur se désole des programmes présentés dans les salles "malgré la surveillance de la police". On ne résiste pas à la tentation de citer ici un de ces programmes, celui du Royal-Biograph: "Le médecin des folles d'après Xavier de Montépin; Lui, frère du petit croissant, scène hilarante".

Aspect positif: le cinéma est une antidote à la fréquentation du cabaret (d'où la lutte des "pintiers" contre les cinémas de village) et beaucoup d'espoirs sont mis en lui pour la lutte contre la délinquance.

S'agissant de la valeur du cinéma pour l'enseignement, L. Henchoz cite une enquête (réalisée par les "Amis du Jeune homme" en 1902 également) dont il déduit qu'au point de vue scolaire, "les élèves qui vont souvent au cinéma sont les moins assidus". Selon d'autres sources, il conclut que "nos enfants ne paraissent pas prendre aux séances de cinéma un plaisir qui leur laisse des souvenirs ineffaçables".

Malgré une certaine réticence implicite de l'auteur pour cette nouvelle technologie, il relève différentes perspectives pédagogiques. Par exemple:

Gestion de la classe: rendre visite à un établissement cinématographique de la localité présente des inconvénients. Les élèves y vont pour s'amuser et pas pour s'instruire; "pour assister à un spectacle auquel ils risquent de prendre goût". L'auteur opte plutôt pour l'utilisation d'un appareil à l'intérieur des murs de l'école. Il estime alors le prix de l'installation d'un coin cinématographique entre 1000 – 1500 francs (1922), mais il cite un instituteur qui aurait "acquis un appareil pour 300 francs et dont il se déclare entièrement satisfait".

Apprentissage: Le cinéma est reconnu comme un puissant moyen "intuitif" et l'auteur propose un usage qui viendrait appuyer les cours classiques ce qui permettrait "de doubler voire même de quadrupler l'instruction populaire". Une étude du professeur L. Cellérier est citée qui présente quelques avantages et inconvénients des images animées par rapport aux images fixes. L'utilisation du ralenti est également évoquée. Certaines utilisations sont préférées à d'autres pour leur pus grand bénéfice pédagogique. Par exemple, il vaut mieux présenter une tempête en mer que la cueillette des olives.

On notera, et c'est une caractéristique qui se retrouve souvent, qu'il est difficile d'avoir accès aux témoignages directs des acteurs, les enseignants et les enfants pensent comme l'inspecteur ! Un travail reste à faire qui mettrait en évidence les initiatives de la base que l'on entrevoit au détour de certaines remarques.

En 1921 se crée la fondation du Cinéma scolaire et populaire suisse (CSPS) qui abritera la Centrale du film scolaire (Film Institut) qui prêta ou loua l'année record 1981 près de 100'000 films que virent plus de 3 millions délèves. En 2000, sous le nouveau nom de "Educa.ch, Institut suisse pour les médias et la culture" la location de films a été abandonnée ce qui, de façon symbolique clôt le cycle institutionnel du cinéma à l'école mais n'empêche pas l'usage banalisé de cassettes vidéos (7) et plus récemment de CD-ROM et DVD.

Le téléphone (8)

L'arrivée du téléphone dans les communes rurales date des années 1890. Très vite plusieurs usages sont prévus, même si certains ne verront le jour que beaucoup plus tard (par exemple l'idée du "bavardophone" futur télékiosque "156"). Le système rencontre pourtant des réticences: "Le téléphone est un système fédéral, ce qui ne m'inspire pas particulièrement confiance ...". En 1928, le téléphone était pour la plupart des enfants un objet inconnu. L'administration des PTT offre alors aux écoles, à des fins d'enseignement, la possibilité d'organiser gratuitement des conversations téléphoniques entre les élèves. L'objectif de l'enseignement téléphonique, organisé systématiquement dès les années 30, était de vaincre la gêne, voire la peur, qu'éprouvaient beaucoup d'adolescents face au téléphone (on parle d'enfants qui fondent en larmes, transpirent bégaient et tremblent). Quatre à cinq heures de théorie et de pratique pour les élèves de plus de 14 ans devaient leur apporter une certaine aisance avec le téléphone en tant qu'indispensable "préparation des jeunes gens à leur entrée dans la vie". En 1941, un grand concours est organisé sur le plan national de productions liées (dessins, rédactions) au téléphone.

Dans ce cas l'école sert de relais pour l'introduction d'une technologie. La situation se reproduira avec la télématique et Internet. Toutefois, à l'époque, il n'apparaît pas d'objectifs à connotation scolaire (favoriser la communication, par exemple) comme ce sera le cas plus tard.

La sténographie (9)

La sténographie proposée dès l'école enfantine est choisie comme représentante des techniques "intellectuelles". Dès 1900, ses avantages à l'école primaire ont été clairement annoncés: elle permet de répondre, vu sa simplicité, au besoin logique de l'enfant, elle contribue à "la culture rationnelle de l'ouïe et de la vue" et facilite l'étude de la langue, de la lecture et de l'orthographe. Par ailleurs, elle permet de gagner beaucoup de temps.

Mis à part l'bsence de références interculturelles, tous les ingrédients d'une activité didactique moderne sont présents avec des aspects cognitifs pré-vygotskiens, des savoir-faire langagiers et une utilité globale. Les potentialités didactiques attribuées à cette technique peuvent être apparentées à celles de la calculette (10).

La radio et la télévision éducative

C'est vraisemblablement le média dont l'histoire est la mieux connue. En voici les principales étapes relevées dans l'ouvrage "Le passé est un prologue" (11).

La première émission de radio scolaire est diffusée en Suisse romande le 6 juin 1933 à l'initiative et aux frais de la Société suisse de Radiodiffusion (SSR). Les DIP ne participent pas au financement. Les buts sont de proposer des émissions complémentaires à l'enseignement et de "répondre à des besoins que l'école ne peut pas satisfaire".

Le 11 novembre 1964 a lieu la première émission scolaire de la Télévision romande. On décide ensuite d'assurer un service régulier (une fois par semaine) en tant que suppléments aux cours traditionnels. Il n'y a pas de volonté d'intégrer ces émissions au programme scolaire. Malgré un élargissement des émissions et des partenaires, la télévision scolaire ne semble pas répondre aux attentes de son public. L'usage en demure marginal et épisodique.

Une période d'arrêt et d'études aboutit en 1972 au rapport "Cavadini-Gerbex" qui précise les objectifs d'une radio-télévision scolaire: 1) former les élèves à l'appréhension de la civilisation iconique; 2) constituer un moyen supplétif de culture générale et d'illustration pédagogique; 3) sortir l'école du seul domaine scolaire et permettre l'introduction d'une certaine actualité dans le domaine pédagogique.

Plus tard, les émissions "Magellan" apparaîtront avant de disparaître. La saga de la télévision scolaire ne semble pas encore terminée !

Avec la télévision apparaît explicitement la notion d'éducation aux médias (avec par exemple la série TV-SCOPIES). Les relations entre différents partenaires de l'éducation avec en particulier la concurrence faite aux maîtres et les problèmes de coordination semblent nouveaux. C'est aussi la première fois, que l'on soumet l'usage d'un média a une évaluation (12).

Le magnétophone

La fin des années 60 et le début des années 70 ont aussi été marqués par le magnétophone "grand-public". Bien "qu'aveugle", la bande magnétique offre une "mémoire" facile d'emploi et permet les interviews, l'archivage et l'étude de témoignages, etc.

A l'école, règle alors une activité plutôt fébrile autour de l'usage scolaire du magnétophone en tant qu'outil éducatif transverse (interview, enregistrement et montages, etc.) et machine à enseigner. La Guilde audio-visuelle des enseignants suisses (GAVES) diffusait un important matériel sur bande magnétique produit principalement par un "groupe du magnétophone" genevois animé par Ed. Excoffier. Cela consistait en des bandes d'énoncés lacunaires classés par difficulté, genre, etc. Par exemple: "addition, soustraction, recomposition par dizaines de 10 à 120 mêlées (2e et 3e année)" (13). Ce travail a demandé un immense effort de découpage et de classification de la matière à enseigner. On peut y appliquer la remarque de S. Roller dans le rapport 1970 du GRETI à propos de la rentabilité de l'enseignement programmé: "si, financièrement parlant, la supériorité de l'enseignement programmé reste difficile à prouver (encore qu'on ait de fortes présomptions en sa faveur), moralement, la cause paraît entendue avec, cependant, quelque chose de paradoxal: l'enseignement programmé, en déployant ses effets, se condamne à disparaître, car son mérite le plus grand – et c'est en cela qu'il est rentable – est d'avoir obligé les enseignants à repenser leur ouvrage, à l'orienter (les objectifs) et à l'organiser selon les règles logiques".

Cette technologie survit. Des cours de formation continue présentent la technique de l'interview dans la panoplie des projets pédagogiques. Sans compter les cassettes utilisées dans les cours de langue, etc.

L'ordinateur, l'informatique et la télématique

Ce domaine reprend et prolonge (quoique souvent inconsciemment) tous les autres avec la naissance en 2001 de la commission COMETE de la CIIP qui effectue la jonction entre les moyens audio-visuels classiques et les technologies numériques. Sur le plan suisse, le "Groupe de coordination informatique" du CPS (Centre de prefectionnement des professeurs du secondaire) chargé d'animer des séminaires et des cours est constitué en 1975. Le premier numéro d'Interface, bulletin de liaison concernant l'informatique à l'école en Suisse, date de 1978 dont les premiers numéros sont consacrés à l'introduction des "24 heures d'informatique" obligatoires dans les lycées et la présentation de logiciels de simulation. En 1984, le Conseil de direction de l'IRDP traite du sujet "Informatique en scolarité obligatoire, vers une approche romande" et le congrès de la SPR de 1987 aborde le thème "Education et technologies nouvelles". En 1989, dans le cadre des "Communes modèles de communication" des PTT et en grande partie financée par eux (mais avec l'accord des DIP), naît Edutex, expérience pilote qui devait permettre d'étudier l'appropriation "inventive" d'un dispositif télématique.

Constat

L'histoire des techniques montre qu'au fil du temps et des diverses innovations technologiques, les préoccupations ne changent guère. On retrouve, avec un effet assez pathétique provoqué par un discours prospectif pour des technologies dépassées ou banalisées, les arguments et objectifs mentionnés à propos de l'introduction de l'Internet à l'école: l'équilibre à trouver entre éducation et intégration à la vie active, l'école comme lieu d'introduction d'une nouvelle technologie, la répartition des tâches entre le local et le global, les intérêts croisés entre public et privé, éducation et instruction, les bons et les mauvais usages (14), etc. Tout est mêlé, les techniques ne sont pas (pédagogiquement) neutres.

Chaque fois les arguments des innovateurs reviennent identiques pour s'opposer aux mêmes réticences. Déjà Comenius dans son Orbis sensalium pictus (1654) propose des techniques pour l'apprentissage de la lecture en associant textes et images avec des arguments contemporains. Et l'on s'étonne toujours après coup de la lenteur de la diffusion d'une technologie à l'école; paradoxe puisque l'école finira par absorber, à sa manière l'innovation. C'est que les innovateurs et leurs idées ont toujours une école d'avance (15) et sont soumis aux lois qui régissent le grand mouvement darwinien de l'évolution des sociétés (16).

Le manque de mémoire "consciente" est également une constante du processus. Même si tout ne s'oublie pas, une meilleure connaissance des expériences passées permettrait vraisemblablement une conduite plus efficace du "système" en assurant une adéquation du monde du discours au monde des faits. De ce point de vue, la tâche de mémoire de la recherche est importante. On a vu que les traces laissées par les anciens chroniqueurs sont lacunaires, la parole est rarement laissée aux principaux acteurs (élèves et enseignants), ce que les recherches actuelles, plus ethnologiques, associées à des médias plus faciles d'emploi devraient favoriser. Outre certains "ténors" qui "cristallisent" une innovation, des acteurs plus anonymes préparent le terrain et forgent les usages qui finiront par s'imposer (17) ainsi que le montre Jacques Perriault (18) et sa "logique de l'usage" et d'autres travaux suivant cette voie ethnotechnologique.

Pour conclure

Les domaines des techniques et de l'éducation se donnent des missions qui sont assez proches: développement de savoirs en vue de l'action, communication et conservation des connaissances. Il est donc naturel qu'ils se retrouvent mêlés. La technologie est un moyen que se donne l'humanité pour continuer à se développer. Augmentant la complexité du "système", il est normal, qu'en retour, elle permette aux humains de développer des capacités et leur fournisse des prothèses qui leur permettent de comprendre leur environnement et de le maîtriser en partie.

La banalisation des nouvelles technologies ne doit pas cacher que chaque jour naissent des usages nouveaux, et que, au-delà, de la volonté d'apprêter ces techniques pour la formation et l'éducation des dynamiques parallèles existent qui répondent à des besoins d'action et de transmission de savoirs scolaires ou non. Le siècle dernier a été marqué par les machines à communiquer, notamment le cinéma, la radio, le téléphone et la télévision. Celui-ci sera vraisemblablement celui des machines à interagir et collaborer (19) un siècle riche en perspective avec de nombreuses embûches à éviter (20).

Note

(1) Dans la préface de Rouveyre, J. (1970). Un outil pédagogique: le magnétophone. Paris: Armand Colin, collection Burrelier.

(2) Rapport Annuel du 4 février 1968, Fonds S. Roller, Sciences de l'Education, Université de Neuchâtel.

(3) De tels objectifs sont apparus en France dans les années 80 avant d'être retirés. Ils peuvent également être de façon transverse par certains enseignants.

(4) Thiébaud, M. (1914). L'emploi des projections lumineuses et du cinématographe dans l'enseignement. In Recueil de monographies pédagogiques: publié à l'occasion de l'exposition nationale suisse, Berne 1914, 459-467. Edité par La Conférence Romande des Chefs de l'Instruction publique sous la direction de Ed. Quartier-La-Tente. Lausanne: Payot.

(5) Selon Thollon-Pommerol, C. (1983). Pédagogie audio-visuelle: histoire et actualité. Université de Genève: Cahiers de la Section des Sciences de l'Education, 35.

(6) Henchoz, L. (1922). Le cinéma. Annuaire de l'Instruction publique en Suisse, XIIIe année. 221-235.

(7) Merci à Francis Moret et Marlis Schedler (CTIE), pour les renseignements fournis.

(8) Source: Stadelmann, K. (Ed.) (1994). Le téléphone à l'écoute de son temps. Berne: Musée des PTT. Merci à Heinz Friedli (Swisscom) pour les documents transmis.

(9) Source: Barbier, Ch.-Ad. (1929). L'enseignement de la sténographie. Annuaire de l'instruction publique en Suisse, 1929, 222-249.

(10) Le lecteur intéressé pourra trouver une étude de E. Bruillard sur le rapport aux instruments dans la publication de l'IRDP: L'ordinateur à l'école: de l'introduction à l'intégration. (1997).

(11) Cardinet Schmidt, G., Forster, S. & Tschoumy, J.-A. (1994). Le passé est un prologue: 25 ans de Coordination scolaire romande. Neuchâtel & Lausanne: IRDP & LEP.

(12) La radio-télévision éducative a fait l'objet en 1982-83 d'une évaluation de type formatif. Rebetez, G. (1983). Historique de l'évaluation de la radio-télévision éducative 1982-1983. IRDP/83.15.

(13) L'auteur tient à disposition des personnes intéressées quelques spécimens de ces bandes de calcul mental.

(14) Après la Guilde du Livre et celle du Film verra-t-on celle de l'Internet ?

(15) Pour reprendre un des titre du dossier "A quoi servent les innovateurs?" du Monde de l'éducation, novembre 2001.

(16) L. Cuban à travers plusieurs ouvrage étudie le cycle des innovations: des premiers utilisateurs, pionniers enthousiastes jusqu'à la banalisation ou abandon ou recyclage du projet, processus qui est liée en partie à l'efficience (les photocopieuses ont été adoptées dès que disponibles) de la technologie (les possibilités face aux difficultés et aux contraintes) et d'aspects culturels.

(17) A noter que les autorités scolaires prennent rarement les premières initiatives, même si elles sont souvent complices.

(18) On trouvera ce concept dans un ouvrage récent de même que de nombreuses références historiques: Perriault, J. (2002). Education et nouvelles technologies: théorie et pratique. Paris: Nathan, collection Université.

(19) Voire à penser selon certaines découvertes en nano-technologie présentées au magazine Thema de la chaîne Arte consacré le 28 février 2002 au Golem.

(20) Notamment les "fractures" entre réel et virtuel, avec la montée en puissance des jeux vidéo intelligents comme le montre Johnson, S. (2002). Wild things. Wired, 10.03, March 2002, 78-83 (Dossier AI: Artificial Intelligence). Par ailleurs, le problème se pose entre riches et pauvres et il s'agit d'imaginer des solutions permettant à tous d'accéder à des ressources informatiques par exemple comme le "Simputer", projet lancé par les Indiens de Bangalore, machine peu chère, facile à utiliser, et proposée sous Linux (www.simputer.org).

(c) L.-O. Pochon, 2002